Lieu de vie, de création, de femmes solidaires
Chez Marthe. Ce lieu actuellement centre d’hébergement fut un couvent de religieuses, puis un temps un foyer d’étudiantes.
Aujourd’hui 29 femmes -et 9 enfants, venues de la rue, exposées aux violences, se ressourcent en résidence.
Le lieu rassemble par gouvernance partagée un espace de coworking pour les entrepreneuses -avec Sister4Good, et une cantine participative à prix libre, Les Petites Cantines, ouverte à tous.
Chez Marthe – Programmation culturelle et sociale
Lieu privatif, Chez Marthe a été ouvert au public le temps de l’exposition.
Dans la chapelle autrefois lieu de culte, l’exposition « L’Étreinte des lieux » était une proposition d’un parcours immersif autour d’une question simple : qu’est-ce qu’accueillir aujourd’hui ?
Curatée par Sandrine Kiefer, « L’exposition interpelle plusieurs symboles universels de l’hospitalité : la clé, la porte, la lumière, la nidification, le seuil, le foyer. Chaque œuvre visite une facette de notre rapport au refuge, au sentiment de chez-soi. »
Et les multiples dimensions de l’accueil tout au long d’un parcours déclinées en 5 chapitres : Le dedans/dehors, le seuil, la clé, la maison, les gestes d’hospitalité.
Au-delà de l’exposition collective de 36 artistes contributeurs, le projet s’est déployé autour de performances et ateliers participatifs.
« « L’Étreinte des lieux » propose une réflexion poétique, philosophique et politique sur l’art d’accueillir. Une invitation à considérer l’hospitalité comme l’une des pratiques essentielles de notre humanité et à faire de Chez Marthe un lieu où cette réflexion se vit autant qu’elle se regarde », écrit Véronique Eyraud, fondatrice coordinatrice Chez Marthe qui tient à souligner l’optimisme du collectif à propos de l’entraide à vouloir sortir ces femmes au profil « rue » de leur invisibilité !
Au cours de cette rédaction, le mot « lieu » écrit à plusieurs reprises vient en résonance définir l’hospitalité ou le sens donné à cette exposition !
Photos @Stéphane Chassignol
La lumière au bout du fil
Composer le 115, c’est demander un abri, une place pour la nuit.
C’est attendre, espérer, parfois renoncer.
L’hospitalité devient ici une procédure : appeler, patienter, dépendre d’une réponse incertaine.
Source : catalogue d’expo.
Ci-contre : Manon Moret exécute la fresque dans le hall d’accueil.
Photos @Stéphane Chassignol
CHEZ MARTHE
50 rue Saint-Savournin, 13001 Marseille
Site internet : www.chezmarthe.org
