Nous avons déjà eu l’occasion d’échanger des vœux, de vive voix pour ceux qui étaient présents à notre premier Apéro Liberté ce 8 janvier, consacré au journalisme d’investigation à travers la personnalité et l’œuvre d’Albert Londres, et à un vigoureux débat qui a mêlé les regrets des anciens et les questionnements inquiets des nouveaux face à de l’évolution des conditions d’exercice des métiers de l’information. Surtout dans la presse régionale – d’une autre façon la nationale – où certains titres ballottés par les rachats et fusions mettent les rédactions dans l’incertitude si ce n’est la dépendance.
Nous tenions à renouveler ces vœux malgré un contexte difficile, en nous joignant à l’Union des journalistes de sport en France (UJSF) pour penser à Christophe Gleizes, que nous ne pouvons mieux faire que citer ici :
« Nous savons exactement ce que nous attendons de l’année 2026 à venir, et ce que 2025, déjà, aurait dû nous apporter : la libération de notre confrère Christophe Gleizes, coupable d’avoir effectué son travail de journaliste en Algérie, et condamné en appel à sept années de prison. La mobilisation impulsée par sa famille, nos amis de So Foot et Reporters Sans Frontières, et à laquelle nous nous sommes associés, a pris une dimension nouvelle, ces derniers jours, avec le relais appréciable de la Ligue de Football Professionnel.
Il est l’heure, depuis longtemps déjà, que la diplomatie prenne le relais de l’injustice et de l’arbitraire, et ramène Christophe à la maison. C’est notre vœu pour 2026, et ce n’est pas un vœu que l’on souhaite voir étalé dans le temps : c’est un vœu pour le mois de janvier. L’emprisonnement de Christophe Gleizes nous rappelle brutalement que la liberté de la presse est un combat, et que si tous les combats n’ont pas les mêmes conséquences, ils sont tous essentiels, à un moment de l’histoire de la presse où il faut résister aux clubs et aux institutions qui cherchent à entretenir la confusion entre les journalismes et les influenceurs, entre l’information et la création de contenus, entre ce qu’ils ne peuvent pas contrôler et ce qu’ils peuvent contrôler. A plusieurs reprises cette année, nous avons dû venir au secours de journalistes varois attaqués par des campagnes de dénigrement et/ou des procédures bâillon, qui se généralisent à l’encontre de la recherche de la vérité. Nous essaierons de ne pas faillir dans cette mission où nous sentons parfois bien seuls et attaqués nous aussi.
En n’oubliant pas les compagnons d’infortune de Christophe, que Reporters Sans Frontières dénombre dans le monde : – sont otages à ce jour : 20 journalistes, – emprisonnés : 466 journalistes, 36 collaborateurs de médias, – disparus : 130 journalistes, 5 collaborateurs de médias.
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